André Possot - Classe de maître IWD sur les vins de Campanie

Avant de le retrouver le 13 février prochain, ce passionné de vin et amoureux de l’Italie a bien voulu nous partager son parcours, sa vision du vin et ses souvenirs de voyage le temps d’une interview.

Notre directeur Fabrizio Bucella nous le présente, André Possot est « l’un des meilleurs connaisseurs en Belgique de vins italiens ». Ce 13 février, nous aurons le plaisir de l’avoir pour présenter notre Classe de maître IWD sur les vins de Campanie qui aura lieu à l’Université Libre de Bruxelles. Faisons maintenant connaissance avec notre maître de séance.

IWD – Commençons par le commencement, quand avez-vous commencé à aimer le vin ?

André – Il y a une vingtaine d’années lorsque j’ai acheté une petite maison en Italie… donc assez tard finalement. Ici, en Belgique, surtout pour les gens de ma génération, nous sommes un peu conditionnés par le goût des vins bordelais des grandes surfaces… quoique j’ai toujours apprécié les vins de Bourgogne, le fruit vivace, un peu piquant et, en même temps, assez persistant. En revanche, les vins italiens sont très différents selon les cépages et les régions : la variété est immense. En plus des cépages internationaux comme le Merlot ou la Syrah, on y cultive encore plus de 300 cépages autochtones. Puis en 2005, j’ai suivi des études de sommellerie à l’AIS (Associazione Italiana per i Sommeliers) et là, évidemment, les choses sont devenues plus sérieuses. En connaissant les caractéristiques des vins, on les apprécie davantage, sans doute parce qu’on les définit aussi mieux.

IWD – Ne nous en voulez pas de vous poser ce genre de question mais… qu’est-ce que le vin selon vous ?

André – Pas du tout, je vais essayer d’y répondre sans être trop long. Je pense que le vin est typiquement le fruit du travail de l’Homme, de sa capacité à se parfaire. Alors, évidemment, aujourd’hui, il s’aide de la science et de l’expertise technique. Mais, le vin témoigne aussi de la volonté, de la recherche de qualité par l’Homme. Dans le monde entier, on a fait d’énormes progrès en matière vitivinicole. Les vins du Nouveau Monde, les vins belges, autrichiens… c’est incroyable ! Mais attention, il ne faut pas que le vin devienne un produit réservé ou détourné comme d’autres produits ou dans l’art contemporain. Qui boit encore un Château Petrus ou un Romanée Conti dans le seul but de l’apprécier ? Ce sont devenus des produits de luxe, des marchandises d’affaires ou encore des valeurs d’investissement. Mais, non, un Romanée Conti sert à être dégusté et bu.

IWD – Nous aurons le plaisir de vous avoir comme maître de séance pour notre prochaine Classe de maître IWD sur les vins de Campanie. En entendant votre nom de famille, on peut avoir des soupçons… avez-vous des origines italiennes ?

André – Oui, par ma grand-mère paternelle qui provenait de la région des Abruzzes [ndlr : dans le centre méridional, à l’est de Rome] ou plutôt de la Molise [ndlr : région voisine des Abruzzes]. Mais je n’ai jamais connu ce temps-là. Aujourd’hui, quand je ne suis pas à Bruxelles, j’habite à la frontière de la Toscane et de l’Ombrie.

IWD – Pourquoi affectionnez-vous les vins de Campanie ?

André – Parce qu’ils sont bons ! En tout cas, ils sont particuliers car, tant les cépages rouges – principalement l’Aglianico – que les blancs – Falanghina, Fiano ou Greco – ce sont des cépages très anciens puisqu’ils remontent à l’Antiquité et correspondent complètement aux terroirs sur lesquels ils poussent. Ce sont des vins souvent agréables et qui conviennent dans beaucoup de circonstances. Par exemple, le Greco est un blanc assez complet avec une bonne acidité et une belle longueur qui fonctionne avec beaucoup de plats.

IWD – Vous avez déjà visité cette région. Avez-vous eu des coups de cœur ?

André – Une maison m’a séduite : San Salvatore, près de Paestum dans le Cilento [ndlr : parc national reconnu réserve de biosphère par l’UNESCO], sur les collines en bord de mer. Elle produit différents vins bio, parfois sans sulfites d’ailleurs. Elle les produit près de la mer, parfois très en hauteur, surtout pour les blancs, ce qui donne des vins assez structurés. En plus, ils ont un slogan que je trouve poétique : « J’ai vu un bufflon entre les vignes et il m’a vu ». C’est un peu énigmatique, mais il faut savoir que la bufflonne est la productrice de la Mozzarella et de la Ricotta et que ses déchets servent d’engrais naturel.

IWD – Des conseils de choses à faire en Campanie ?

André – Y a tellement de choses à faire ! Mais si vous vous trouvez un soir au coucher du soleil à Naples, à Sorrente ou à Paestum, en bord de mer, et que vous allez manger une friture de crustacés ou une grillade de poissons frais, commandez un vin de Falanghina ou de Greco : vous serez au PA-RA-DIS !

IWD – Pouvez-vous nous donner une petite idée de la dégustation qui nous attend le 13 février prochain ?

André – Préparez-vous à une confrontation des principaux cépages ! Et je me suis fait plaisir en proposant à la dégustation un vin de San Salvatore, vous m’en direz des nouvelles.

IWD – Un grand merci André !

 

Pour retrouver André Possot et assister à la Classe de maître IWD sur les vins de Campanie, réservez dès maintenant votre place sur Eventbrite (ou sur Yapsody pour les étudiants).

Informations pratiques :

  • Date et heure : le mercredi 13 février 2018 à 19h
  • Lieu : Campus Solbosch de l’ULB (Avenue Franklin Roosevelt 50, 1050 Bruxelles) – L’auditoire sera communiqué prochainement.
  • Tarifs : 25€ (réservation via Eventbrite) – 10€ pour les étudiants (réservation sur Yapsody)
  • Verre de dégustation à apporter (ou en vente sur place – 3€ le verre ou 15€ la boîte de 6 verres)

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