Sabine Lorenz, diplômée IWD

Dans une série d’articles, nous invitons nos actuels et anciens étudiants en œnologie à partager leur histoire avec le vin et leur expérience IWD. Aujourd’hui, c’est une diplômée IWD3, maintenant épanouie dans sa vie professionnelle et sa vie personnelle, qui nous raconte : faites connaissance avec Sabine Lorenz.

À seulement la trentaine, Sabine a réussi dans sa vie professionnelle en décrochant il y a un mois l’emploi de ses rêves : consultante vin pour un grand groupe ; et également dans sa vie personnelle en étant « heureuse maman d’une super adolescente ». Entre Sabine et le vin, c’est une histoire d’amour qui a commencé quand elle avait environ 20 ans, avec un Peybonhomme-les-Tours, et qui a grandi depuis.

IWD – Mais revenons sur ce Peybonhomme-les-Tours. Qu’avait-il de particulier ?

Sabine – C’est sa complexité. En le dégustant, j’ai compris que le vin n’était pas juste du jus de raisin fermenté. J’y ai perçu les épices, le fruit, les tanins, l’acidité.

IWD – En quoi consiste ton travail de consultante vin au sein de Retail Partners Colruyt Group ?

Sabine – J’accompagne les franchisés à valoriser leurs rayons vins, bières et spiritueux. J’organise des workshops, des dégustations et je fais les liens entre les services vente, achat et marketing.

IWD – Tu as suivi les trois cycles de cours IWD que tu as d’ailleurs réussi avec brio. Est-ce qu’il y a des enseignements que tu as appris à IWD et qui te servent dans ton travail actuel ?

Sabine – À IWD, j’ai appris une autre manière de déguster le vin. C’est une approche différente, bien plus structurée. Cela m’aide beaucoup à être plus précise dans les descriptions des vins que je déguste. Cela me permet de me concentrer sur l’essentiel, de percevoir les équilibres.

IWD – Est-ce que le fait de suivre des cours d’œnologie a changé tes goûts en matière de vin ?

Sabine – J’ai appris à apprécier les vins moelleux, merci Arnaud [ndlr : professeur IWD] ! Avant IWD, un Sauternes pour moi, c’était presque du sirop, très écœurant. Maintenant, j’apprécie ce style de vin. Je décèle la fraîcheur et la complexité de ces vins. La qualité des millésimes est aussi très différente dans le Sauternais que dans le reste du Bordelais.

IWD – As-tu un souvenir marquant à IWD ?

Sabine – Plein ! Mais le plus marquant est la rencontre avec Didier Raymaekers, professeur pour le thème de la Bourgogne. C’est la première fois que j’entends quelqu’un me parler de cette magnifique région, morcelée de terroirs si différents, comme s’il parlait de son jardin. Quelle expertise ! J’ai eu beaucoup de chance d’apprendre avec lui.

IWD – Dans le cadre de ton travail, tu as pu participé à plusieurs voyages dans différentes régions viticoles de France. Y en a-t-il une que tu affectionnes en particulier ?

Sabine – Difficile de choisir. J’aime la Bourgogne pour l’élégance de ses pinots noirs et les épaules de ses chardonnays. J’aime le Languedoc pour ses fruits intenses, ses nuances et ses terroirs. J’aime les Côtes-du-Rhône septentrionale pour la suavité de sa syrah. L’Alsace me fait rêver avec ses coteaux pentus, la Champagne avec ses bulles et la Loire avec ses vins charmeurs.

IWD – Poussée par l’aventure, tu as eu la chance de partir en Nouvelle-Zélande. Y a-t-il une ou plusieurs découverte(s) œnologique(s) qui t’a ou t’ont marqué ?

Sabine – Dans la région de Nelson, j’ai dégusté un gewurztraminer inoubliable aux saveurs de rose. Mais ce qui m’a le plus marqué, ce sont mes rencontres avec les winemakers des maisons Two Rivers et Mud House. Les sauvignons sont d’une extrême fraîcheur et leur côté aromatique est mis en valeur à travers une vinification dans les règles de l’art. C’était vraiment un pur bonheur.

IWD – Tu nous disais avoir rencontré des personnes passionnées par le vin au cours de ton séjour là-bas. Peux-tu nous raconter une rencontre particulière que tu as eu ?

Sabine – J’ai été accueillie dans les vignes, à côté de Blenheim dans le nord de l’île du Sud, par Kate Guthrie. Nous y avons dégusté la plupart de leur cuvée Black Cottage, que vous pouvez retrouver sur le webshop Grands vins de Colruyt. Leur pinot noir est à tomber ! J’ai aussi rencontré Jason Yank, winemaker chez Mud House, qui nous a longuement parlé de ses terroirs. L’assemblage de raisins de différentes régions est assez courante en Nouvelle-Zélande. Leur assemblage permet d’accentuer des spécificités propres à cette région méridionale et d’augmenter la qualité. Mention spéciale pour les pinots noirs de Central Otago. Les vignobles d’altitude, particulièrement bien exposés, garantissent de la fraîcheur et du fruit frais, une tuerie !

IWD – As-tu déjà fait goûter du vin à ta fille ?

Sabine – Non, elle a bien le temps pour ça. Par contre, je lui fais sentir les vins et repérer les différents arômes. C’est un exercice intéressant pour affûter son odorat. Par contre, elle est obligée d’écouter mes speechs sur chaque vin, même si je vois bien que ça ne l’intéresse pas beaucoup. Elle est très patiente, ou très polie, c’est selon (rires).

IWD – Merci pour cette interview et on te souhaite une excellente continuation dans ta vie professionnelle et personnelle !

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