© Dreyfus Ashby

Les sulfites sont omniprésents dans le vin. Ils interviennent à toutes les étapes de la production vinicole, et dans l’industrie agroalimentaire en général, en tant que conservateurs grâce à leurs propriétés anti-oxydantes et antibactériennes. Ils s’affichent donc aujourd’hui comme un incontournable dans la production moderne de vin.

Les heurs et malheurs des Sulfites

Toujours est-il que cette molécule miracle a mauvaise presse. Les producteurs préfèrent ne pas en parler et un certain tabou règne sur la quantité exacte utilisée par les vignerons. Cette dernière est alors difficilement calculable puisque le sulfitage intervient de nombreuses fois dans la production, et ce depuis le stade de la vigne.

Une certaine élite bien pensante lui attribue tous les maux de la terre par le biais d’arguments plus ou moins scientifique suivant les sources. À ceci, je réponds que le véritable poison du vin se mesure en grammes par litres dont le pourcentage en volume est indiqué sur l’étiquette et non en milligrammes par litre comme c’est le cas des sulfites. Néanmoins, à choisir entre en absorber des quantités indéterminées à mon insu ou savoir que je limite cette dose, je choisis la seconde proposition.

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Si vous faites partie de ceux qui, comme moi, aiment à célébrer dignement en se dédouanant des conservateurs chimiques pour se donner bonne conscience, ce conseil est fait pour vous. Essayez le Drappier zero dosage sans sulfites.

Ce champagne est un must de finesse et d’élégance et apporte des réponses concrètes relatives à cette quête de la pureté infinie de consommation. Je parles ici d’adhérer au valeurs relatives aux « bien consommer » consommer frais, propre, pur.

Il n’y a pas de secrets, le sucre et les sulfites permettent aux Champenois de virevolter au dessus d’un filet de protection. Si la vendange est mauvaise, on assemble, on sulfite et une bonne dose de liqueur d’expédition masque le tout.

Antagoniste à ces pratiques, les Drappier zero-dosage sans sulfites s’affiche comme l’iconoclaste de la bande, en proposant un champagne blanc de noir, non dosé, non sulfité. Tout se joue donc à la qualité pure du raisin et au savoir faire infaillible du vigneron. Le résultat est un champagne de haute volée, presque vineux, révélant des notes typiques du pinot noir, sans filtre. On retrouve cette note de fraise caractéristique qui lui confère un coté gourmand et donne envie de se resservir.

Le consommateur averti tiendra néanmoins compte des particularités de ce produit en le consommant dans l’année, entouré de convives aux goûts éclectiques. En effet, l’absence totale de conservateurs à des effets logiques sur le potentiel de garde sur vin. De plus, l’absence de sucre résiduel dans la bouteille ne plaira pas nécessairement à tous les palais, il convient alors d’adopter une attitude d’ouverture aux nouvelles sensations lorsqu’on déguste un tel vin.

Avec ce vin, Drappier lance un pavé dans la marre champenoise avec élégance, finesse et bon goût.

DRAPPIER Brut Nature Sans SOUFRE

Cet article a été écrit par Arnaud Laconte, membre de l’équipe IWD.