Pénurie de rosé cet été

Symbole des repas et apéros estivaux, le rosé pourrait être absent des tables cet été. La raison ? Une faible récolte 2017 pour une demande mondiale grandissante.

L’alerte a été donnée par le média français, Les Echos, car c’est bien chez nos voisins que la pénurie de rosés se fera le plus sentir. En plus d’être le premier producteur (un tiers des volumes) et exportateur (32% des exportations) au monde, la France est également le premier consommateur de rosé avec en moyenne une vingtaine de bouteilles de rosé par an et par français. Une bouteille de vin vendue sur trois est un rosé.

Cet engouement s’explique par une diversification de l’offre avec une diversité des terroirs, des origines (45% d’AOP, 45% d’IGP, 10% de vins de France), des cépages et des vinifications, et par la désaisonnalisation du rosé qui se vend maintenant tout au long de l’année.

Une mauvaise météo cause la baisse de la production de rosé

La récolte 2017 a été faible ; elle a d’ailleurs baissé de 12% en Provence (soit 20 millions de bouteilles en moins). Ce résultat est la conséquence de conditions climatiques peu favorables comme le témoigne Jean-Louis Francone, chef de culture en Provence, au micro de France 3 : « Après un hiver trop chaud, des gelées de printemps, on a quand même eu un été caniculaire, on est resté six mois pratiquement sans une goutte d’eau. »

La région du Languedoc est la seule à afficher de bons résultats. Elle enregistre une augmentation de 35% de sa production en sept ans avec 320 millions de bouteilles, soit le double de la Provence et trois fois plus que la Loire, et ses ventes de rosés AOC-IGP ont plus que doublé en cinq ans.

La récolte mondiale 2017 comptabilise un total de 24 millions d’hectolitres (dont 6,4 millions par la France), soit 10,6% des volumes des vins tranquilles consommés dans le monde. Elle reste insuffisante face à une consommation mondiale qui a augmenté de 31% au cours des 15 dernières années et une augmentation de 16% des pays importateurs. Les producteurs se voient donc contraints de ne pas satisfaire toutes les commandes.

Même pénurie de rosé en Belgique ?

C’est la question posée par le journal Le Soir à notre directeur IWD, Fabrizio Bucella. Sa réponse rassure : « La situation en France est assez différente. Depuis une vingtaine d’années, la consommation de vin rosé a dépassé celle de vin blanc. La France est une grosse productrice mais aussi une grande consommatrice. En Belgique, le vin rosé ne dépasse pas 20% des importations, sachant que, particularité, trois quarts du rosé est consommé en Wallonie et à Bruxelles. La crainte d’une pénurie de rosé résulte donc plutôt d’une vue franco-française du problème. ».

Même message de soulagement de la part du porte-parole de Carrefour en Belgique : « Oui, le rosé plus pâle, moins sucré, connaît un succès grandissant au sud de la Belgique. Mais les vins vendus en 2018 ont été achetés depuis longtemps et nous n’avons aucun problème à assurer nos commandes cette année, ni en quantité ni en prix. Les rosés étaient déjà là et pour les foires aux vins de printemps, nous en avons assez jusqu’aux foires de l’automne. Les prix ont déjà été fixés et ne changeront plus. ». La Belgique devrait donc être épargnée par cette pénurie de rosé.

 

Sources : Les Echos, France Télévisions, Le Soir.

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