L’Ecosse s’est ajoutée ce mardi 1er mai 2018 à la liste des pays ayant introduit un prix minimum légal pour l’alcool, comprenant déjà : la Russie, le Belarus, l’Ukraine et certains états canadiens. Après des années de bataille juridique, le pionnier du Whisky est, depuis la fête du travail 2018, le premier pays européen à introduire un prix légal minimum pour la vente d’alcool, dans le but de lutter contre les méfaits de l’alcoolisme.

Cette initiative a été saluée par les médecins et des associations comme le plus grand progrès en matière de santé publique depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics. « Je pense que des pays en Europe et ailleurs chercheront à reproduire ce qui a été fait ici en Écosse », a déclaré la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, notant que l’Irlande et le Pays de Galles souhaitaient lancer des projets similaires.

Le prix en Écosse est désormais fixé à un minimum de 50 pences (57 cents) par unité d’alcool, une mesure qui prend en compte à la fois la teneur en alcool et le volume du produit. Ainsi, une bouteille de 70 cl de whisky ne pourra pas être vendue en dessous de 14 livres (15,60 euros) et une bouteille de 75 cl de vin à 12,5% pas moins de 4,69 livres (5,2 euros).

À titre indicatif, en 2016 en Ecosse, 1 265 personnes sont décédées en raison de l’alcool, chiffre en constante augmentation d’année en année. Des estimations montrent que cette loi devrait pouvoir sauver 58 vies dès la première année et jusqu’à 121 vies d’ici une vingtaine d’années lorsque cette politique sera à son plein effet.

Le prix minimum est-il la méthode miracle pour combattre l’alcoolisme ? À la suite du vote de cette loi, une habitante de Glasgow, citée par le journal La Dernière Heure, a déclaré : « Je ne pense pas que (le prix minimum) m’aurait découragée, mais j’aurais certainement été à court d’argent plus rapidement. »

Le secteur s’interroge. Quelles retombées pour l’économie écossaise ? Qu’en sera-t-il pour les entreprises assurant leur pérennité grâce aux alcools bons marché ? La mesure, dont personne ne conteste les bonnes intentions, ne fait pas encore l’unanimité.

(AFP & rédaction IWD)

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